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Appel à contribution Narraplus n°6 su Almudena Grandes Télécharger au format iCal
 
NARRAPLUS N°6 Hors-série « Almudena GRANDES» - APPEL À CONTRIBUTION / Convocatoria a artículos
 
Ce numéro monographique sera consacré à l’œuvre de Almudena GRANDES.
Toutes les approches méthodologiques sont acceptées (voir infra présentation et bibliographie).
 
Este número monográfico se dedicará a la obra de Almudena GRANDES.
Se aceptan todos los enfoques metodológicos (ver infra presentación y bibliografía).
 
Direction scientifique du N° 6 « Almudena Grandes » / Dirección científica :
Corinne CRISTINI et Isabelle CABROL
 
Modalités pratiques / Modalidades prácticas:
- proposition de participation : résumé d’environ 10 lignes, ainsi que nom et université, adresses postale et électronique, 5 mots-clés.
A envoyer avant le 15 juin 2022 à :
 
propuesta de participación: un resumen de unas diez líneas, así como apellidos y universidad, dirección postal y electrónica, y 5 palabras clave.
Enviar antes del 15 de junio de 2022 a:
 
,
 
- réponse du comité pour acceptation des propositions: fin juin 2022 /
aviso de aceptación de las propuestas : finales de junio del 2022
- envoi des textes, en français ou en espagnol : 30 novembre 2022 /
envío de los textos, en francés o en castellano : 30 de noviembre del 2022
christine.di-benedetto@univ-cotedazur.fr 
- publication prévue / publicación prevista : 1er trimestre 2023
Dans le cas où une proposition de communication serait retenue, il sera demandé à son auteur, si ce n’est pas déjà fait, d’adhérer à l’association NEC+ (tarif : 30 euros / 15 euros pour les étudiants) /
En el caso de aceptarse una propuesta, se le pedirá a su autor hacerse miembro de la asociación NEC+, si no lo ha hecho todavía (tarifa: 30 euros/15 euros para estudiantes).
 
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Almudena GRANDES - Narraplus - N°6
“ROSA.- … El Madrid republicano fue machacado, sometido, lo arrasaron. En la posguerra radiaban el ya hemos pasao, que era como restregarnos por la cara que a sus ojos nunca seremos más que una mierda. Y después de que el Régimen se cebara con nosotros durante décadas, el resto de España nos llama fachas, ¡no te jode! Facha será el poder, nosotros no, porque nosotros seguimos resistiendo. Se vio en el 15-M, lo estamos viendo en las manifestaciones de ahora mismo, que Madrid resiste, que lo demuestra precisamente cuando peor van las cosas, ¿o no?”
Almudena Grandes et Luis García-Araus, Atlas de geografía humana, Centro Dramático Nacional/Col.Autores en el Centro, Madrid, 2012, p. 85.
Almudena Grandes, née à Madrid, en 1960, et décédée dans la même ville, le 27 novembre 2021, est l’une des voix féminines emblématiques du panorama littéraire espagnol contemporain, s’imposant comme l’une des figures les plus populaires auprès du grand public, aussi bien en Espagne qu’à l’étranger. Celle qui n’a cessé de célébrer Madrid dans son œuvre et qui a porté la capitale espagnole sur le devant de la scène (« Madrid a que tanto amo », rappelait-t-elle en 2012 dans l’adaptation théâtrale de Atlas de Geografía humana) ; celle qui a ouvert le Centenaire « Galdós es Madrid. 2020 año galdosiano, madrileño y novelesco », en prononçant une conférence aux accents cernudiens « Galdós, un genio generoso y poderoso », a finalement reçu le titre posthume de Hija Predilecta de Madrid, le 22 février 2022. Nommée en janvier 2020 Doctora Honoris Causa en Filogía de l’UNED – et présentée alors comme une autrice dans le sillage de Balzac, Dickens, Tolstoï et… Galdós –, elle est désormais officiellement reconnue par la municipalité comme la romancière de « l’âme madrilène » de la deuxième moitié du XXème siècle.
Après avoir suivi des études d’histoire et de géographie à l’Université Complutense de Madrid et travaillé dans le domaine éditorial, Almudena Grandes connaît le succès dès la publication de son premier roman sulfureux, Las Edades de Lulú, en 1989, qui s’inscrit dans le genre de la littérature érotique (il est publié dans la collection « La Sonrisa Vertical »), et pour lequel elle reçoit le XIème prix de La Sonrisa Vertical créé dix ans auparavant par Tusquets Editores. Ce roman best-seller, traduit dans une vingtaine de langues et imprégné de l’esprit transgressif et libertaire post-movida madrilène sera porté à l’écran, en 1990, par le jeune réalisateur Bigas Luna. Almudena Grandes a su renouveler l’écriture de l’érotisme en s’appuyant sur un langage réaliste qui fait cohabiter l’univers du destape, d’un côté, et, de l’autre, l’engagement social et politique.
Moins de dix ans après la publication de Las Edades de Lulú, on retrouve l’écriture sans filtre, les thématiques et les personnages de prédilection de la romancière dans son nouveau best-seller, Atlas de Geografía humana (1998), adapté à la télévision chilienne en 2004, sous le titre évocateur Geografía del deseo et le format de la série, puis au cinéma par Azucena Rodríguez, en 2007. Les quatre protagonistes, Ana, Rosa, Marisa et Fran, comme autant de types féminins et de facettes de l’écrivaine elle-même, sont en proie aux mêmes interrogations que les protagonistes Lulú et Pablo, dix ans auparavant. Ce roman à succès, salué par la critique, sera adapté par le dramaturge Luis García-Araus, en 2012, et sera transposé sur la scène du Centro Dramático Nacional de Madrid, une première réécriture scénique dans la trajectoire d’Almudena Grandes qui lui permet de suivre cette génération (« los hijos predilectos de la transición »), mélancolique mais toujours combattive, désormais dans un Madrid « post-15-M ».
Après son roman Te llamaré Viernes (1991), qui met en scène deux êtres en souffrance et en marge, Benito et Manuela, elle publie Malena es un nombre de tango, en 1994, œuvre dans laquelle on assiste à un nouveau parcours initiatique au féminin, celui de Malena, incarnation de la jeune fille et femme rebelle qui s’oppose à l’esprit bien-pensant et étriqué bourgeois, et à la morale de l’époque. Le réalisateur Gerardo Herrero transposera l’œuvre au cinéma en 1996, comme il le fera dix ans plus tard pour le nouveau roman d’Almudena Grandes, Los aires difíciles (2002), au croisement de deux époques et annonçant le grand cycle mémoriel de l’autrice. Dans Malena es un nombre de tango, la thématique historique − même s’il ne s’agit encore que d’une toile de fond − traverse l’œuvre et préfigure ces romans de « la mémoire » ou de la « post-mémoire » qui composeront l’immense fresque des Episodios de una guerra interminable, placée sous le signe de Galdós et de ses Épisodes Nationaux. C’est dans son sillage que s’inscrit la romancière, qu’il s’agisse de son écriture de veine réaliste, de son rapport viscéral à l’histoire d’Espagne ou de ses préoccupations politiques et sociales. En effet, à partir de 2007, Almudena Grandes s’engage dans le mouvement de récupération de la mémoire historique, aux côtés de Pedro Almodóvar, entre autres, en soutenant le juge Baltasar Garzón, notamment, lorsque ce dernier sera accusé d’avoir enfreint la Loi d’Amnistie de 1977.
À partir de son roman El Corazón helado, de 2007 (prix José Manuel Lara, prix du Gremio de Libreros de Madrid, Le Cœur gelé, prix méditerranée 2008), Almudena Grandes accordera une place de choix aux questions historiques et mémorielles, participant ainsi au « boom de la memoria ». Dans la saga monumentale débutée en 2010, Episodios de una guerra interminable, portée par un « souffle épique », et prévue à l’origine en six volumes, elle donne la voix aux vaincus de la guerre civile, et par une écriture toujours très documentée, revisite et ressuscite notamment l’histoire de l’après-guerre et du franquisme : Inés y la alegría (2010), prix Sor Juana Inés de la Cruz, prix ibéro-américain du roman Elena Poniatowska, prix de la critique de Madrid ; El lector de Julio Verne (2012) ; Las tres bodas de Manolita (2014), Los Pacientes del Doctor García (2017), prix national de littérature narrative, 2018 (Les Patients du Docteur García, prix Jean Monet de Littérature 2020) et La madre de Frankestein (2020). À titre posthume sera publié son roman inachevé, le dernier de la saga, Mariano en el Bidasoa. Dans la lignée d’écrivaines comme Ana María Matute, de cette génération de Niños asombrados de la guerre, elle interroge les liens familiaux conflictuels, notamment ceux de la fratrie revue au prisme du caïnisme.
L’ensemble de l’œuvre d’Almudena Grandes est marquée du sceau d’un militantisme social et politique ; ouvertement de gauche et républicaine, sa collaboration à la chaîne de radio Cadena SER et au quotidien El País reflète l’engagement de toute une vie d’une romancière populaire qui aura toujours à cœur de tisser des liens avec ses lecteurs. Dans les chroniques qu’elle publie dans El País et El País Semanal et qui sont regroupées en 2019 dans le recueil La herida perpetua, Almudena Grandes dénonce l’ultra-libéralisme et proclame haut et fort sa défense des dominés – les femmes victimes de violence, la communauté LGBTIQ+ du barrio de Chueca, les livreurs à vélo qui arpentent les rues de la capitale –, en demeurant fidèle à la gauche radicale. On devine la filiation avec le Manuel Vázquez Montalbán de la Crónica sentimental de la transición (1985), lui aussi chroniqueur dans ces mêmes pages du journal El País jusqu’à sa mort, en octobre 2003 ; on retrouve dans les textes de presse d’Almudena Grandes la même veine satirique dans l’analyse de l’actualité, une mélancolie toujours teintée d’humour, le goût de l’écriture palimpseste, qui lui permettent de construire, pas à pas, une histoire culturelle du Madrid des XXème et XXIème siècles… Le fil conducteur de cette cartographie des marges : le combat féministe. Pour Almudena Grandes, la mission dévolue à l’écriture est celle de tracer la voie de la libération des femmes, ce qu’elle n’a eu de cesse de mener à bien dans son œuvre ; ses récits Modelos de Mujer (1996), comme l’ensemble de ses romans et de ses chroniques, en sont une illustration parfaite. Dans chacun de ses textes, elle lutte contre les stéréotypes de genre, sans jamais se départir de son franc-parler et de ses anecdotes imagées. Ainsi, dans sa chronique acerbe et savoureuse, “Una sartén y unas croquetas”, publiée dans El País le 12 novembre 2017, Almudena Grandes s’inquiétait-elle encore de la résurgence de réflexes machistes d’un autre temps, y compris dans les nouvelles générations : « ¿Vivimos en un mundo feliz, donde los viejos estereotipos de la sociedad patriarcal han sido superados y yo no me he enterado? Me temo que no ».
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Almudena GRANDES - Narraplus - N°6
“ROSA.- … El Madrid republicano fue machacado, sometido, lo arrasaron. En la posguerra radiaban el ya hemos pasao, que era como restregarnos por la cara que a sus ojos nunca seremos más que una mierda. Y después de que el Régimen se cebara con nosotros durante décadas, el resto de España nos llama fachas, ¡no te jode! Facha será el poder, nosotros no, porque nosotros seguimos resistiendo. Se vio en el 15-M, lo estamos viendo en las manifestaciones de ahora mismo, que Madrid resiste, que lo demuestra precisamente cuando peor van las cosas, ¿o no?”
Almudena Grandes et Luis García-Araus, Atlas de geografía humana, Centro Dramático Nacional/Col. Autores en el Centro, Madrid, 2012, p. 85.
Nacida en Madrid en 1960 y fallecida en la misma ciudad el 27 de noviembre de 2021, Almudena Grandes es una de las voces femeninas emblemáticas del panorama literario español contemporáneo, destacándose como una de las figuras más apreciadas por un amplio público, tanto en España como en el extranjero. La que nunca dejó de celebrar Madrid en su obra y que puso en primer plano a la capital española (“Madrid a que tanto amo”, recordaba en 2012 en la adaptación teatral de Atlas de Geografía humana); la que inauguró el Centenario “Galdós es Madrid. 2020 año galdosiano, madrileño y novelesco”, pronunciando una conferencia con acento cernudiano “Galdós, un genio generoso y poderoso”, recibió finalmente el título póstumo de Hija Predilecta de Madrid, el 22 de febrero de 2022. Nombrada en enero de 2020 Doctora Honoris Causa en Filología por la UNED –y presentada entonces como autora en la estela de Balzac, Dickens, Tolstoi y… Galdós–, es reconocida ahora oficialmente por el Ayuntamiento como la novelista del “alma madrileña” de la segunda mitad del siglo XX.
Tras estudiar historia y geografía en la Universidad Complutense de Madrid y trabajar en el campo editorial, Almudena Grandes se da a conocer con la publicación de su primera novela sulfurosa, Las Edades de Lulú, en 1989, que se inscribe en el género de la literatura erótica (se publica la obra a en la colección “La Sonrisa Vertical”), y por la que recibe el XI premio La Sonrisa Vertical creado diez años antes por Tusquets Editores. Esta novela bestseller, traducida a veinte idiomas e impregnada del espíritu transgresor y libertario de la post-movida madrileña, será llevada a la pantalla, en 1990, por el joven director Bigas Luna. Almudena Grandes ha sabido renovar la escritura del erotismo apoyándose en un lenguaje realista que aúna el universo del destape, por un lado, y, por otro, el compromiso social y político.
Menos de diez años después de la publicación de Las Edades de Lulú, volvemos a encontrar la escritura sin filtro, las temáticas y los personajes predilectos de la novelista en su nuevo bestseller, Atlas de Geografía humana (1998), adaptado para la televisión chilena en 2004, bajo el título evocador Geografía del deseo y el formato de la serie, luego al cine por Azucena Rodríguez, en 2007. Las cuatro protagonistas, Ana, Rosa, Marisa y Fran, como tantos tipos femeninos y facetas de la propia escritora, se enfrentan a los mismos interrogantes que las protagonistas Lulú y Pablo, diez años antes. Esta exitosa novela, aclamada por la crítica, llegará en 2012 al escenario del Centro Dramático Nacional de Madrid con la adaptación del dramaturgo Luis García-Araus, una primera reescritura escénica en la trayectoria de Almudena Grandes que le permite seguir a esta generación (“los hijos predilectos de la transición”), melancólica pero aún combativa, ahora en un Madrid “post-15-M”.
Tras su novela Te llamaré viernes (1991), que pone en escena a dos seres vulnerables y marginados, Benito y Manuela, publica Malena es un nombre de tango, en 1994, obra en la que asistimos a una nueva trayectoria iniciática para la mujer, la de Malena, encarnación de la joven y mujer rebelde que se opone al espíritu burgués estrecho y conformista, y a la moral de la época. El director Gerardo Herrero trasladará la obra al cine en 1996, como hará diez años después para la nueva novela de Almudena Grandes, Los aires difíciles (2002), en la encrucijada de dos épocas y anunciando el gran ciclo de la memoria de la autora. En Malena es un nombre de tango, el tema histórico –aunque no sea más que un telón de fondo– recorre la obra y prefigura estas novelas de la “memoria” o “posmemoria” que compondrán el inmenso fresco de Episodios de una guerra interminable, bajo el signo de Galdós y de sus Episodios Nacionales. La novelista sigue su estela, ya sea por su escritura realista, su relación visceral con la historia de España o sus preocupaciones políticas y sociales. De hecho, a partir de 2007, Almudena Grandes se involucró en el movimiento de recuperación de la memoria histórica, junto con Pedro Almodóvar, entre otros, apoyando al juez Baltasar Garzón, especialmente cuando este último fue acusado de haber actuado en contra de la Ley de Amnistía de 1977.
A partir de su novela El corazón helado, de 2007 (premio José Manuel Lara, premio Gremio de Libreros de Madrid, Le coeur gelé, prix Mediterranée 2008), Almudena Grandes se dedicará ante todo a las cuestiones históricas y memoriales, participando así en el “boom de la memoria”. En la saga monumental iniciada en 2010, Episodios de una guerra interminable, llevada por un aliento épico, y prevista originalmente en seis volúmenes, da voz a los vencidos de la guerra civil, y mediante una escritura siempre muy documentada, revisita y resucita en particular la historia de la posguerra y el franquismo: Inés y la alegría (2010), premio Sor Juana Inés de la Cruz, premio Iberoamericano de novela Elena Poniatowska, premio de la crítica madrileña; El Lector de Julio Verne (2012); Las tres bodas de Manolita (2014), Los Pacientes del Doctor García (2017), premio nacional de literatura narrativa 2018, (Les Patients du Docteur García, prix Jean Monet de Littérature 2020) y La madre de Frankenstein (2020). A título póstumo se publicará su novela inacabada, la última de la saga, Mariano en el Bidasoa. En la línea de escritoras tales como Ana María Matute, de esta generación de Niños asombrados de la guerra, cuestiona los lazos familiares conflictivos, en particular los de la fratria revisados a través del prisma del cainismo.
La obra de Almudena Grandes está marcada en su conjunto por un militantismo social y político; abiertamente de izquierdas y republicana, refleja en su colaboración con la radio Cadena SER y el diario El País el compromiso vital de una novelista popular que no dejará nunca de crear lazos con sus lectores. En las crónicas que publica en El País y El País Semanal y que, en 2019, recoge en la selección La herida perpetua, Almudena Grandes denuncia el ultraliberalismo y proclama su defensa de los dominados –las mujeres víctimas de violencia, la comunidad LGBTIQ+ del barrio de Chueca, los ciclistas repartidores de comida que recorren las calles de la capital–, siempre fiel a la izquierda radical. Se intuye la filiación con el Manuel Vázquez Montalbán de la Crónica sentimental de la transición (1985), que también publica crónicas en las mismas páginas del periódico El País hasta pocos días antes de que muera, en octubre de 2003; se desprenden de los artículos de prensa de Almudena Grandes el mismo tono satírico en el análisis de la actualidad, una melancolía siempre teñida de humor, la afición por la escritura como palimpsesto, que le permiten construir, paso a paso, una historia cultural del Madrid de los siglos XX y XXI… El hilo conductor de esta cartografía de los márgenes: el combate feminista. Para Almudena Grandes, la principal misión de la escritura es la de preparar el camino de la liberación de las mujeres, lo que nunca dejó de llevar a cabo en su obra; sus relatos Modelos de Mujer (1996), como cada una de sus novelas y crónicas, conllevan este anhelo de emancipación. En todos los textos que publica, lucha contra los estereotipos de género, sin olvidarse nunca de su estilo crudo y de sus anécdotas llenas de imágenes. Así, en su crónica acerba y sabrosa, “Una sartén y unas croquetas”, publicada en El País el 12 de noviembre de 2017, Almudena Grandes expresa su preocupación por la reaparición de reflejos machistas de otros tiempos, incluso entre los más jóvenes: “¿Vivimos en un mundo feliz, donde los viejos estereotipos de la sociedad patriarcal han sido superados y yo no me he enterado? Me temo que no”.
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Bibliographie / Bibliografía :
– Almudena Grandes, Las edades de Lulú, Barcelona, Tusquets, 1989.
– Almudena Grandes, Te llamaré Viernes, Barcelona, Tusquets, 1991.
– Almudena Grandes, Malena es un nombre de tango, Barcelona, Tusquets, 1994.
– Almudena Grandes, Modelos de mujer, Barcelona, Tusquets, 1996.
– Almudena Grandes, Atlas de geografía humana, Barcelona, Tusquets, 1998.
– Almudena Grandes, Los aires difíciles, Barcelona, Tusquets, 2002.
– Almudena Grandes, Mercado de Barceló, Barcelona, Tusquets, 2003.
– Almudena Grandes, Castillos de cartón, Barcelona, Tusquets, 2004.
– Almudena Grandes, Estaciones de Paso, Barcelona, Tusquets, 2005.
– Almudena Grandes, El corazón helado, Barcelona, Tusquets, 2007.
– Almudena Grandes, Inés y la alegría, Barcelona, Tusquets, 2010.
– Almudena Grandes, El lector de Julio Verne, Barcelona, Tusquets, 2012.
– Almudena Grandes y Luis García-Araus, Atlas de geografía humana, Madrid, Ediciones del Centro Dramático Nacional/Colección Autores en el Centro, 2012.
– Almudena Grandes, Las tres bodas de Manolita, Barcelona, Tusquets, 2014.
– Almudena Grandes, Los besos en el pan, Barcelona, Tusquets, 2015.
– Almudena Grandes, Los pacientes del doctor García, Barcelona, Tusquets, 2017.
– Almudena Grandes, La Herida perpetua. El problema de España y la regeneración del presente, Barcelona, Tusquets, 2019.
– Almudena Grandes, La madre de Frankenstein, Barcelona, Tusquets, 2020.
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NARRAPLUS - ISSN  2608-0346
La revue Narraplus est publiée en ligne, dans un espace dédié, sur site de la NEC+ (http://narrativaplus.org/fr/narraplus/). Dotée d’un comité scientifique international et d’un comité de rédaction, elle concerne les spécialistes de prose narrative espagnole contemporaine (XIX, XX et XXI° s.) et propose des numéros monographiques.
La revista Narraplus se publica en línea, en un espacio dedicado para ello, en el sitio de la NEC+ (http://narrativaplus.org/fr/narraplus/). Dotada de un comité científico internacional y de un comité de redacción, está dirigida a los especialistas en prosa narrativa española contemporánea (s. XIX, XX y XXI) y propone números monográficos.
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NARRAPLUS: Comité de rédaction / comité de redacción:
Responsable de la publication/ directora de publicación : Christine Di BENEDETTO (Université Côte d’Azur)
Membres / miembros: Jean-Pierre CASTELLANI (Tours);  Irina ENACHE (Paris IV-Sorbonne) ; Xavier ESCUDERO (Littoral Côte d'Opale); Philippe MERLO-MORAT (Lyon 2) ; Natalie NOYARET (Caen Normandie); Gregoria PALOMAR (Lorraine) ; Anne PAOLI (Avignon); Antonio PORTELA LOPA (Burgos); Eugénie ROMON (Brest).
NARRAPLUS: Comité scientifique/ comité científico:
Membres / miembros: Felipe APARICIO (Haute Alsace); Pilar BELLIDO (Séville); Ana CALVO REVILLA (Madrid) ; Jean-François CARCELEN (Grenoble Alpes) ; Geneviève CHAMPEAU (Montaigne-Bordeaux); Agnès DELAGE (AMU); Elisabeth DELRUE (Picardie); Luis GARCIA JAMBRINA (Salamanque) ; Marco KUNZ (Lausanne) ; Anne LENQUETTE (Lille 3); Joan OLEZA SIMO (Valence) ; José MARTINEZ RUBIO (Bologne) ; Nadia MEKOUAR-HERTZBERG (Pau); Miguel NIETO NUÑO (Séville); Catherine ORSINI (Bourgogne); Nathalie SAGNES-ALEM (Montpellier III).
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