Réunie en session plénière, la 14e section du CNU souhaite exprimer de nouveau ses plus vives inquiétudes sur le projet de Loi de programmation de la recherche, présentée en conseil des ministres en juillet 2020. Le texte sera discuté à l’Assemblée Nationale courant septembre, selon une « procédure accélérée », limitant toute concertation digne de ce nom, alors même que ne sont pas prises en compte les difficultés auxquelles la communauté universitaire est confrontée dans le contexte sanitaire actuel.

Les membres de la 14e section soulignent leur opposition au démantèlement du statut national d’enseignant·e-chercheur·se et des fonctions du CNU qu’entraînerait à terme l’application de cette loi.

Du fait de ces démantèlements et de la généralisation des financements de la recherche par appels à projets, le système universitaire français se trouverait affaibli, les conditions d’exercice de nos métiers dégradées et tout l’enseignement supérieur et la recherche de plus en plus précarisés. La vision utilitariste et à court terme qui sous-tend ce projet de réforme menace les libertés académiques, garantes d’une recherche indépendante au service de l’ensemble de la société.

La 14ème section du CNU rappelle son attachement aux missions nationales du CNU, instance composée majoritairement d’élu·es, garante d’équité, d’impartialité, d’expertise et de collégialité dans l’évaluation nationale et disciplinaire des différents aspects de la carrière des enseignant·es-chercheurs·ses. Elle s’oppose résolument à la suppression de la procédure de qualification qui garantit un traitement rigoureux des dossiers à l’échelle nationale, préalable au travail des comités de sélection locaux.

Pour consolider et améliorer la situation de l’enseignement supérieur et de la recherche, la 14ème section demande que soit renforcé l’emploi permanent et statutaire, que le Crédit Impôt recherche soit réaffecté à la recherche publique, que les budgets pérennes des laboratoires soient augmentés, que la rémunération des enseignant·es-chercheurs·ses soit revalorisée et que soit accru de façon significative le nombre de Congés pour Recherche et Conversion Thématique (CRCT), de PEDR et d’avancements de grade.

Les membres de la section 14 appellent l’ensemble des universitaires à rester mobilisés face au projet de loi de programmation de la recherche pour défendre l’avenir de l’enseignement et de la recherche publics.

A Paris, le 16 septembre 2020

Consulter la motion de la SHF du 1er février 2020


 

Chères et chers adhérent·es, 
Comme annoncé dans le dernier Événementiel, vous vous prions de trouver, ci-dessous, la liste des candidat·es au renouvellement du tiers sortant du Comité de la SHF, dont vous pourrez consulter les motivations dans le fichier suivant
Aura DUFFÉ
Maria Immaculada FÀBREGAS ALEGRET
Thomas FAYE
Carole FILLIÈRE
Sophie HIREL
Laurie-Anne LAGET
Caroline LEPAGE
Marta LÓPEZ IZQUIERDO
Nathalie LUDEC
Françoise MARTINEZ
Lissell QUIROZ
Pauline RENOUX-CARON
Benoît SANTINI
Le module de vote est en ligne. Pour y accéder, il vous suffit de vous connecter à votre espace "réservé aux membres" (en bas de la colonne de gauche de la page d'accueil). Vous trouverez, sur la page de "Bienvenue", un lien vers le module de vote. (N'oubliez pas de vérifier, sur la gauche de l'écran, que vous êtes bien, à ce stade, toujours connectés en tant que membre... Il est parfois nécessaire d'indiquer à nouveau votre identifiant et votre mot de passe...). Il ne vous reste plus qu'à choisir les dix noms (au maximum) pour lesquels vous souhaitez voter puis à cliquer sur le bouton "vote". 
Au nom du Comité de la SHF, nous vous remercions par avance de votre participation à ces élections 2020. Le comité de la SHF tient à souligner l'importance de ce renouvellement qui est une garantie de la représentativité et du fonctionnement démocratique de notre société.

 
L’UFR EILA de l’université de Paris (site Paris rive Gauche) cherche à pourvoir en licence LEA pour le premier semestre (début des enseignements le 21 septembre) quatre groupes de TD d’expression compréhension orales espagnoles L1, 2 heures hebdomadaires par groupe, les créneaux peuvent être placés en fonction des disponibilités.
Les personnes intéressées peuvent contacter :
Lucrèce Friess  
Ismael Ramos :
 

Appel à candidatures au renouvellement du tiers sortant du comité de la SHF
 
Conformément aux statuts de la SHF, chaque année le tiers du comité est appelé à renouvellement.
Le comité de la SHF tient à souligner l'importance de ce renouvellement qui est une garantie de la représentativité et du fonctionnement démocratique de notre société. Être membre du comité de la SHF, c'est promouvoir l'enseignement et la recherche dans le domaine des langues ibériques, c'est œuvrer à la solidarité de l'hispanisme français et à sa défense, c'est enfin contribuer à une meilleure communication et à une meilleure connaissance entre collègues. Faire acte de candidature au comité de la SHF implique une participation régulière aux réunions et aux travaux du comité ; c'est aussi prendre part aux tâches inhérentes à la vie de la société.
Les candidats aux élections 2020 sont invités à se faire connaître auprès de la secrétaire générale avant le 14 septembre 2020 par courrier électronique à :
Outre leur université d'appartenance, leur grade et leur domaine de spécialité, il est demandé aux membres faisant acte de candidature de rédiger quelques lignes de présentation (moins de 1200 caractères espaces comprises), indiquant leur motivation pour agir au sein du Comité de la SHF. Le but recherché est de personnaliser davantage ces élections tout en permettant aux votants de mieux connaître les collègues à élire.
 
Rappel de la procédure et du calendrier
- Déclaration de candidatures : envoi à Laurie-Anne Laget jusqu’au 14 septembre 2020.
- Affichage de la liste des candidats et des professions de foi sur la page d'accueil du site le 15 septembre 2020.
- Le vote aura lieu par voie électronique sur la partie spécialement destinée à cette fonction du site de la SHF entre le 15 septembre et le 15 octobre 2020.
- Pour pouvoir voter, il faut être à jour de sa cotisation.
- Il est possible de voter pour 10 personnes maximum.
- Le dépouillement se fera le 16 octobre et les résultats seront proclamés lors de la réunion du Comité qui aura lieu au Colegio de España le samedi 17 octobre 2020.
 
Toutes les informations précises sont consignées dans le document suivant
 
Hasta esta triste tarde de abril en la que saltó a la pantalla de mi computadora la increíble noticia del fallecimiento de nuestro colega y amigo Venko, el 17 del mismo mes, la palabra Paradiso evocaba esencialmente para mí picantes y jocosos pensamientos. Acababa de releer, vaya a saberse por qué, el legendariamente escandaloso capítulo VIII de la célebre novela. Pero hoy ya no me divierten las andanzas de Godofredo el Malo, Fronesis y José Cemí. En adelante Paradiso estará emocionalmente relacionado con la persona de Venko, decorado en el 2016, en Cuba, con la Moneda Conmemorativa «Centenario de José Lezama Lima», en el marco del Coloquio Internacional «Pensamientos en La Habana a 50 años de Paradiso». De esta recompensa de la que estaba discretamente orgulloso, y de Cuba, hablamos un día, tardíamente, por teléfono, evocando con placer recuerdos comunes del Vedado, de la ampulosa Escalinata de la Facultad de Letras, de Copelia, del ICAIC, de la Casa de las Américas, de mil cosas entrañables de esta Cuba en la que se había formado de joven.
Venko Kanev, nacido en Bulgaria en 1942, era doctor en literatura hispanoamericana, graduado de la Universidad de La Habana y del Instituto de Literatura de Bogotá. Radicado en Francia desde hacía mucho, plenamente integrado en la sociedad francesa, enseñó primero en el colegio antes de ingresar en la Universidad. Profesor emérito en literatura y civilización de América Latina, enseñó en varias universidades (París, fugazmente, Poitiers, y Rouen ) con una dedicación, una generosidad y un humanismo ante los cuales se inclinan todos sus colegas. Poco afín a consensos insulsos, no veía con malos ojos los animados intercambios de ideas, las discusiones, los debates, y hasta las vivificantes polémicas que honran la vida universitaria.
Venko Kanev se dedicó con pasión a su labor de investigación y con empatía al acompañamiento de sus doctorandos. Se mostró fiel hasta el final a los múltiples centros de estudios hispanoamericanos a los que perteneció en las diversas etapas de su carrera universitaria. Siguió colaborando con sus colegas parisinos del CRICCAL, con el ERIAC ruanés y su fraternal equipo, con nuestra universidad de Poitiers y su centro de investigación, el CRLA. Sus asedios a la literatura hispanoamericana fueron muy numerosos y siempre enjundiosos. También fue responsable de la edición en búlgaro del Monde diplomatique.
Venko Kanev nos ha dejado, así como su esposa, segados ambos por la covid-19. Nos solidarizamos con el dolor de su hijo y su nieto a quienes queremos expresar nuestras sinceras condolencias. No olvidaremos al colega, al amigo, al compañero : activo, vital, comprometido. Más que un profesor universitario, Venko Kanev era —tal vez convenga la expresión— un « ciudadano del mundo ».
Maryse Renaud

 

C’est avec une immense tristesse que nous vous communiquons le décès de notre collègue et Professeur émérite en littérature et civilisation de l’Amérique latine Венко Кънев / Venko Kanev.

Il est parti ce matin du dix-sept avril, après avoir passé douze longs jours en réanimation dans un hôpital parisien. Il nous a dit adieu dans un touchant message où il se remémorait de bons souvenirs de sa carrière en France.
Ce n’est ni le lieu ni le moment pour rendre compte ici de ses considérables travaux scientifiques, de ses écrits et de ses activités de tout type, auxquels il s’est consacré aussi bien au sein de l’Eriac qu’à l’extérieur, et également dans notre Département.

Il a été un grand enseignant, un généreux directeur de nombreux mémoires, thèses et HDR et un collègue très apprécié.

De sa dernière contribution, il nous a laissé cet enregistrement où il nous apprend beaucoup de choses, cette fois sur la Bulgarie, sa terre natale. Pour se souvenir de lui et continuer à le voir et à l’écouter : https://webtv.univ-rouen.fr/videos/venko-kanev-universite-de-rouen-la-concepcion-de-la-democracia-en-siglo-y-medio-en-bulgaria/ 

Engagement, fidélité et clairvoyance étaient des qualités, parmi tant d’autres de Venko, lui qui va profondément nous manquer.

Nous nous joignons à la douleur de ses autres amis et de sa famille, et en particulier de son fils et de son petit-fils, dont la mère et la grand-mère, Nuri, est décédée dans les mêmes circonstances. C’est terrible.

Lise Demeyer
Livia Escobar
Xavier Rabassò
José Vicente Lozano


Mme Roselyne Mogin-Martin, PR honoraire à l’Université d’Angers et Vice-Présidente de l'Association des Professeurs de Langues Vivantes, nous communique le texte du courrier que l'association adresse au Premier Ministre, ainsi qu’à la Ministre de l’enseignement supérieur. 
 
Les deux textes du 3 avril 2020 publiés au Journal Officiel du 5 avril constituent les deux volets d’un même projet. Le premier, un décret émanant du premier ministre, subordonne l’obtention du BTS à une certification du niveau en anglais des candidats (1). Le second, un arrêté émanant de la ministre de l’Enseignement Supérieur, porte sur les certifications en langue dans le cadre des licences, licences professionnelles et DUT (2). Ces textes visent à mettre en œuvre la certification en anglais présentée par le premier ministre dans son discours à Croix le 23 février 2018 et reprise dans le projet de loi de finance de l’enseignement supérieur 2020. Ce dispositif a été chiffré à 3,1 M€ pour 38 000 étudiants à la rentrée 2020 et prévoyait une généralisation à l’ensemble des 400 000 étudiants du pays à la rentrée 2022.
 
Cette certification en anglais représentera donc à partir de la rentrée 2022 une facture annuelle de plus de 32 millions d’euros. On peut s’interroger sur l’intérêt de cette dépense conséquente, surtout dans la période actuelle d’augmentation du déficit de l’Etat.
 
Subordonner l’obtention d’un diplôme à la passation d’une certification extérieure pose de nombreux problèmes :
 
1. Dans son discours, le premier ministre déclarait :
« A terme, chaque étudiant […] au plus tard en fin de licence aura passé un test de type Cambridge, IELTS, financé par l’Etat, et qui donnera donc un niveau reconnu partout à l’étranger ».
Les examinateurs recrutés par des prestataires extérieurs ne sont pas soumis aux mêmes exigences déontologiques que les professeurs de l’Etat, et les contestations de notes par les candidats ou les demandes d’explications seront impossibles.
 
2. L’évaluation des capacités des candidats aux examens fait partie des obligations de service des professeurs de l’Education Nationale, qui sont formés à cette tâche. Les professeurs de langue du secondaire (qui enseignent en BTS) comme ceux du supérieur utilisent aujourd’hui le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues et c’est en fonction de ce CECRL qu’ils évaluent les candidats dans le cadre de jurys d’examen. Ils sont donc à même de valider ou non l’acquisition d’un niveau de langue par les étudiants. Par ailleurs, l’université française a développé ses propres certifications, comme le certificat de compétences en langues pour l’enseignement supérieur (CLES), qui certifie les compétences opérationnelles en langues non natives sur la base du CECRL (allemand, anglais, espagnol, italien, portugais, etc.). Il s’adresse aux étudiants engagés dans un cursus diplômant du supérieur, teste toutes les activités langagières, de compréhension et de production, orales et écrites, et ne demande qu’à être mieux reconnu à l’international.
 
3. Au plan pédagogique, subordonner l’obtention d’un diplôme à une certification en langue anglaise aura inévitablement un effet sur le travail des étudiants en cours d’anglais. L’Education Nationale, du primaire à l’université, enseigne toutes les langues dans le cadre d’une réflexion culturelle et humaniste. Réduire l’anglais à un système linguistique et à un outil de communication utilitaire revient à priver les étudiants de cette réflexion indispensable. Pourquoi travailleraient-ils les thématiques du programme de leur lycée, de leur IUT ou de leur université, pourquoi feraient-ils l’effort d’acquérir les méthodes de travail préconisées par leurs enseignants s’ils savent que la réussite à l’examen qu’ils préparent est subordonnée à un test de langue inspiré par d’autres critères et ayant d’autres contenus ?
 
4. Les tests anglo-saxons (IELTS, TOEIC, TOEFL) ont une durée de validité de deux ans. C’est-à-dire que les imposer au niveau bac + 2 ou bac + 3 n’a, pour tous les étudiants qui envisagent une poursuite d’études au-delà du BTS, du DUT ou de la licence, aucun sens. On ne comprend pas comment l’Etat peut justifier la dépense de millions d’euros chaque année pour ces milliers d’étudiants qui n’ont pas le projet d’une entrée immédiate sur le marché du travail.
 
5. Le dernier point contestable est que les étudiants de BTS, d’IUT ou de licence professionnelle n’auront pas le choix de la langue vivante qu’ils devront certifier. Cette langue sera obligatoirement l’anglais. Il est inacceptable de réserver à cette langue un traitement spécifique, parce que, pour commercer à l’international, l’anglais ne suffit pas et que l’aisance dans d’autres langues, celles de nos partenaires européens les plus importants et, au-delà, celles d’autres pays avec qui le commerce est appelé à se développer, est un atout qui rend les jeunes techniciens, ingénieurs, commerciaux, etc., bien plus employables.
Les étudiants de licence pourront, semble-t-il, obtenir des certifications de leur niveau dans d’autres langues que l’anglais, mais le décret ne précise pas qui financera ces certifications-là : de toute manière, que ce soit les étudiants eux-mêmes ou leurs universités, le coût risque d’être dans la majorité des cas dissuasif.
 
Pour ces différentes raisons, imposer une certification de leur niveau en anglais aux étudiants de BTS, DUT, licence et licence professionnelle est en fait une très mauvaise idée, de surcroît très coûteuse. L’APLV a exprimé, dès le 7 mars 2018, son désaccord avec les propositions du premier ministre (https://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article6933) et récemment son opposition aux deux décrets (https://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article8085 et https://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article8086). Nous demandons encore une fois aujourd’hui au premier ministre et à la ministre de l’Enseignement Supérieur de retirer les deux textes publiés le 5 avril au Journal Officiel.
 
(1)   Décret n° 2020-398 du 3 avril 2020 relatif à la certification en langue anglaise pour les candidats à l'examen du brevet de technicien supérieur et modifiant le code de l'éducation.
(2)   Arrêté du 3 avril 2020 relatif à la certification en langue anglaise pour les candidats inscrits aux diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et au diplôme universitaire de technologie.
 

En pleine crise sanitaire du COVID-19, en dépit de l’annonce du gouvernement de la suspension de tout projet de réforme, et de la prise de conscience collective de l’importance de maintenir un service public capable de répondre aux besoins de la population, la Société des Hispanistes Français prend connaissance de l’arrêté daté du 3 avril 2020 rendant obligatoire pour la délivrance de toute licence générale, une certification en langue étrangère, réalisée, dans le cas de l'anglais,  sous la forme d’une « évaluation externe ».

Comme les autres sociétés savantes de langues et cultures étrangères réunies au sein du GALET, la Société des Hispanistes Français  a rejeté explicitement, dès la fin octobre 2019, le projet de certification des langues par des organismes privés, tout en s'élevant simultanément contre toute vision monolinguiste des langues étrangères. 

Cette certification serait confiée à un organisme privé, aux frais du ministère et au mépris de la certification gratuite en langues déjà en place dans l’enseignement supérieur (CLES). Les membres de la la Société des Hispanistes Français perçoivent cette mesure comme une nouvelle façon de jeter le discrédit sur l’université publique et sur les compétences des enseignants en langues. Le caractère extérieur de cette évaluation ne traduit pas un souci de neutralité mais la volonté de prolonger la stratégie de destruction des services publics.

La Société des Hispanistes Français dénonce avec force :

la logique de privatisation qui préside encore une fois aux mesures adoptées par le gouvernement, 

le mépris des dispositifs publics existants et des préconisations déjà largement exprimées en matière de politique linguistique et de plurilinguisme, 

l’indifférence à l’égard des salariés du service public en général et de la communauté universitaire. 

La Société des Hispanistes Français demande que les fonds publics soient utilisés dans le renforcement du Certificat de compétences en langues de l'enseignement supérieur (CLES), une structure déjà en place dans les universités françaises.


 

Session 2020 du Concours des bourses SHF - Résultats
 
Trois bourses étaient offertes pour la session 2020.Le classement définitif, approuvé ensuite par les votants, est le suivant :
1. Marta Noguera : "Écrire pour soi. Les carnets de l’écrivain dans la littérature espagnole contemporaine", sous la direction de madame la professeure Zoraida Carandell (Université de Paris-Nanterre).
2. Marion Duchesne : "Fils de roi, frère de roi, jamais roi ? Le frère du roi dans la réflexion politique en Espagne : le cas des infants Charles et Ferdinand de Habsbourg (1607-1632)", sous la direction de madame la professeure Alexandra Merle (Université de Caen Normandie).
3. Laure Pérez : "Femmes au travail dans les productions audiovisuelles de la Révolution cubaine 1959-1991. De l'espace domestique à l'espace public ?", sous la direction de madame la professeure Nancy Berthier (Sorbonne Université).
Liste d'attente :
- Amalia Desbrest : "La première traduction complète en castillan des Héroïdes d’Ovide (ms. 5-5-16 de la Bibliothèque Colombine de Séville) : étude et édition critique", sous la direction conjointe de monsieur le professeur Carlos Heusch (ENS de Lyon), et de madame la professeure Irene Salvo García (Université Autonome de Madrid).
- Vicente López Clemente : "Genres, nation et militantisme. L’engagement social et politique des militaires au sein des Armées espagnoles de 2011 à nos jours", sous la direction de mesdames les professeures Karine Bergès (Paris-Est Créteil) et Julie Amiot (Cergy Pontoise).
 
Le comité des sages de la SHF, présidé par monsieur le professeur Bernard Darbord, tient à souligner l'exceptionnelle qualité des neuf dossiers qui lui ont été soumis. Il souhaite aux candidates et candidats une excellente continuation des travaux doctoraux entrepris.
 
Information-COVID : dans les circonstances particulières actuelles, liées à la pandémie et à la difficulté d'effectuer des déplacements jusqu'à une date encore non connue, le comité des Sages, en accord avec le Bureau de la SHF, donne aux lauréat.e.s la possibilité de réaliser leur séjour de recherche jusqu'au 31 mars 2021. Les lauréat.e.s seront contacté.e.s par le trésorier de la SHF, M. Xavier Escudero.
N. Mékouar-Hertzberg, Vice-Présidente SHF - Bourses

La SHF, en collaboration avec le Centre d'Etudes Catalanes et le CRIMIC de Sorbonne Université, a organisé en janvier 2020 une journée d'étude inter-options (programme options agrégation externe d'espagnol, sessions 2020 et 2021).

Vous pourrez accéder à tous les enregistrements en cliquant sur le lien suivant.


Robert Basterra, Inspecteur général d’espagnol honoraire, est décédé le 29 janvier 2020. Il avait atteint quelques jour plus tôt l’âge de 90 ans.
Né à Gan, au pied des Pyrénées, il devint professeur d’espagnol certifié en 1957, puis agrégé en 1960. Nommé Inspecteur pédagogique régional en 1967, il fut successivement affecté dans l’académie de Bordeaux, dans celle de Nantes en 1970 et enfin à Paris en 1972. En 1978, il fut nommé Inspecteur général.
Mais il faut aller au-delà de ces repères administratifs pour mesurer l’importance de son rôle dans l’histoire de la discipline.
Caminos del idioma, collection lancée en 1987, a profondément et durablement marqué toute une génération de professeurs d’espagnol du second degré. Sous sa direction, ces manuels engagèrent une véritable refondation de l’enseignement de la discipline au moment même où les effectifs des élèves entamaient une progression sans précédent. Le succès auprès des enseignants devait se poursuivre avec la collection Gran Vía en 1992, qui approfondissait et enrichissait la perspective ouverte.
Pour la résumer d’un mot, il s’agissait de la recherche exigeante et sans exclusion de l’authenticité. Tout d’abord en reconnaissant que la langue n’est pas seulement porteuse de culture, mais qu’elle est elle-même culture aux multiples facettes. On ne dit que si l’on a à dire. Aussi la communication n’était jamais envisagée comme un exercice purement formel et désincarné. Il fallait établir un véritable contact avec des documents directement issus des réalités hispaniques de toutes époques et de tous lieux. Pages de littérature, articles de journaux, œuvres picturales, publicités, photographies de qualité, séquences télévisées ou filmiques. La perception intelligente et émotionnelle donnait sens à la prise de parole. Des champs nouveaux s’offraient ainsi à la découverte. Insistons en particulier sur la place accordée au cinéma qui devait par la suite faire l’objet d’une épreuve au CAPES. Les cassettes consacrées au film de Luis Buñuel Los olvidados en 1991, puis à celui de Víctor Erice El Sur en 1992 complétaient les manuels. Cette recherche d’une parole authentique en classe d’espagnol était soutenue par des livres du professeur denses, écrits en espagnol et qui liaient étroitement connaissance et pédagogie. On ne peut donner à voir et à comprendre que ce que l’on a compris soi-même, telle était l’ambitieuse devise.
Nul doute que cette approche qui invitait à la découverte a contribué à redéfinir la fonction des professeurs d’espagnol et à l’essor de la discipline.
Intransigeant, Robert Basterra se sentait investi d’une mission. Cela conduisit à une fin de carrière dramatique. En 1989, il présidait le jury du CAPES qui, estimant que nombre de candidats n’avaient pas un niveau suffisant, prit la décision de ne pourvoir que 245 des 488 postes mis au concours. Le heurt avec l’autorité de tutelle, qui avait choisi d’augmenter considérablement le nombre de places offertes, était inéluctable. Le 4 septembre, Lionel Jospin, Ministre de l’Éducation nationale à l’époque, déclara à une heure de grande écoute dans l’émission télévisée L’Heure de Vérité qu’il « n'arrivait pas à croire que, en France, des centaines de jeunes passés dans nos universités n'aient pas le niveau minimum en espagnol pour enseigner à nos élèves dans les lycées ». Le verdict était sans appel. De quel côté se trouvait la raison ? Les faits sont là et la question n’a plus sens, mais Robert Basterra, désavoué, mit fin à sa carrière et prit sa retraite dès le mois de janvier 1990.
Un mot sur la personne, pour finir. Robert Basterra pouvait certes être tranchant ; mais je ne compte pas les fois où constatant nos divergences sur un sujet décisif, il m’avait incité à « ferrailler », le terme était le sien, pour essayer de le convaincre de revenir sur son premier jugement. Ce qui s’est produit à plus d’une reprise. C’était un homme d’honneur.
Lauro Capdevila 

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Appels à communication

Amerika n°21 ESCRITURAS DRAMÁTICAS Y ESCÉNICAS DE AMÉRICA LATINA HOY: ¿QUÉ EMANCIPACIONES? - 15/12/2020
Appel à contribution - Sociocriticism XXXV-2 - 19/10/2020
Appel à contributions. Image et sainteté entre la Méditerranée et l’Amérique ibérique à l’époque moderne (XVIe-XVIIe siècle) / Llamada a contribuciones. Imagen y santidad entre el Mediterráneo y América ibérica durante la Edad Moderna (siglos XVI-XVIII) - 30/09/2020
Mémoire de l’esclavage colonial dans la péninsule ibérique - 12/11/2020
Écrire la frontière (journée d’étude) - 30/09/2020
Appel à dossiers, contributions CCEC - 12/10/2021
Convocatoria Savoirs en Prisme, n° 15, 2022, “La figura del músico en el cine” - 15/12/2020
Quaina - Numéro 9 spécial. Encuentros y desencuentros - 30/09/2020
Appel à contribution - revue HispanismeS - 11/07/2021
IV Congrès Réseau International ALEC "Les Aînés dans le Monde au XXI° siècle. Vivre ensemble" - 29/01/2021
Les mondes possibles à l’aube du XXIe siècle : de la théorie littéraire à de nouvelles réalités - 18/10/2020
Redes literarias antifranquistas (1939-75) - 10/10/2020
Statuaires, mémoires et représentations au tournant décolonial - 30/10/2020
Colloque international et transdisciplinaire « Amérique latine transfrontalière » (Université Savoie Mont Blanc et Université du Littoral Côte d'Opale) - 20/10/2020
Appel à communications. Colloque “Hacia la modernidad política en Iberoamérica. Formación del Estado, relaciones internacionales y representaciones de la nación, 1808-1848.” - 19/11/2021
El cine documental como contrapoder - 20/10/2020
Appel à communication, Colloque « Créativité et émergence iconique : images, histoire, narrations ». Nice, les 10 et 11 décembre 2020 - 01/11/2020
IV Congrès Réseau International ALEC "Les Aînés dans le Monde au XXI° siècle. Vivre ensemble" - 18/11/2020
Appel à candidatures - Contrat doctoral CAPS 2021 - 30/11/2020
Hommes de sciences et ingénieurs dans l’Espagne et l’Amérique des Lumières : étude d’un savoir-faire transculturel (29 mars 2021) - 15/12/2020

Congrés, colloques et journées d'étude

09/09/2020 - Amerika n°21 ESCRITURAS DRAMÁTICAS Y ESCÉNICAS DE AMÉRICA LATINA HOY: ¿QUÉ EMANCIPACIONES?
09/09/2020 - Appel à contribution - Sociocriticism XXXV-2
09/09/2020 - Appel à contributions. Image et sainteté entre la Méditerranée et l’Amérique ibérique à l’époque moderne (XVIe-XVIIe siècle) / Llamada a contribuciones. Imagen y santidad entre el Mediterráneo y América ibérica durante la Edad Moderna (siglos XVI-XVIII)
09/09/2020 - Mémoire de l’esclavage colonial dans la péninsule ibérique
09/09/2020 - Écrire la frontière (journée d’étude)
10/09/2020 - Appel à dossiers, contributions CCEC
10/09/2020 - Convocatoria Savoirs en Prisme, n° 15, 2022, “La figura del músico en el cine”
10/09/2020 - Quaina - Numéro 9 spécial. Encuentros y desencuentros
11/09/2020 - Appel à contribution - revue HispanismeS
12/09/2020 - IV Congrès Réseau International ALEC "Les Aînés dans le Monde au XXI° siècle. Vivre ensemble"
12/09/2020 - Les mondes possibles à l’aube du XXIe siècle : de la théorie littéraire à de nouvelles réalités
12/09/2020 - Redes literarias antifranquistas (1939-75)
12/09/2020 - Statuaires, mémoires et représentations au tournant décolonial
13/09/2020 - Colloque international et transdisciplinaire « Amérique latine transfrontalière » (Université Savoie Mont Blanc et Université du Littoral Côte d'Opale)
14/09/2020 - Appel à communications. Colloque “Hacia la modernidad política en Iberoamérica. Formación del Estado, relaciones internacionales y representaciones de la nación, 1808-1848.”
14/09/2020 - El cine documental como contrapoder
15/09/2020 - Appel à communication, Colloque « Créativité et émergence iconique : images, histoire, narrations ». Nice, les 10 et 11 décembre 2020
16/09/2020 - IV Congrès Réseau International ALEC "Les Aînés dans le Monde au XXI° siècle. Vivre ensemble"
17/09/2020 - Appel à candidatures - Contrat doctoral CAPS 2021
21/09/2020 - Hommes de sciences et ingénieurs dans l’Espagne et l’Amérique des Lumières : étude d’un savoir-faire transculturel (29 mars 2021)

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