COLLECTION « LES TRAVAUX DU CREC EN LIGNE » n° 8
Dans cet article, sont étudiés les procédés de transfert de la geste cidienne à l’historiographie alphonsine. L’analyse porte sur le Premier chant du “Poème du Cid’ et la “Chronique de vingt rois” (1282-1284), Version critique de l’”Histoire d’Espagne” (1270) d’Alphonse
A través del análisis de los procedimientos de integración del “Cantar de mio Cid” en la “Crónica de Castilla” (1295-1312) se perfilan los cambios que marcan la historiografía castellana de finales del XIII, principios del XIV. Así se expresan de
Chronique néo-alphonsine, la “Chronique de Castille”, composée à l’aube du XIVe siècle, remplit pleinement sa mission de formation intellectuelle de la chevalerie : la matière cidienne occupe une large part du récit et les hauts faits d’armes des ‘bons chevaliers’
Composée au tournant des XIIIe et XIVe siècles, sous le règne de Ferdinand IV, la “Chronique de Castille” accorde une large place au récit des exploits du Cid inspiré de la geste cidienne – “Chanson de Rodrigue”, “Chanson de mon
Pour les règnes de Ferdinand Ier à Ferdinand III, il n’existe aucun témoignage manuscrit de la Version concise de l’”Histoire d’Espagne” (1270). Seule la confrontation des différentes versions — “Chronique de vingt rois”, “Version sancienne”, “Chronique de Castille” —, indépendantes
La “Chronica regum Castellae” présente un modèle de dépendance personnelle fondé sur les devoirs d’auxilium et de consilium, auxquels sont associées des valeurs telles que la strenuitas, la fidelitas et la prudentia. Mais elle dénonce aussi les faiblesses de cette