Dans son roman Los Habitantes(1961), Salvador Garmendia présente le mal-être existentiel de personnages aux marges tant de l’existence que des critères traditionnels de l’héroïcité. La disparition de l’individualité humaine, noyée dans la multitude et l’immobilisme, est évoquée en l’opposant à la description d’une ville qui prend vie. Ainsi, ces héros crasseux, englués dans l’inaction, mettent en exergue le manque de conscience politique d’une société vénézuélienne en crise.