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En mémoire d’Alfredo Bryce Echenique (19 février 1939 – 10 mars 2026)

Marie-Madeleine Gladieu, professeure émérite de l’Université Reims Champagne-Ardennes, et grande spécialiste de littérature péruvienne, nous adresse ce beau portrait d’Alfredo Bryce Echenique, disparu cette semaine.

Alfredo Bryce Echenique, l’un des écrivains péruviens les plus attachants du XXe siècle, vient de nous quitter.

« No me esperen en abril », semblait-il annoncer avec l’humour tendre et idéaliste qui émane de ses romans et de ses nouvelles. Mourir de rire, mourir d’amour, tout en jetant un regard critique sur le monde de son temps, Alfredo Bryce crée un type de personnage idéaliste et sentimental en perpétuelle quête de la Béatrice qui lui montrera le chemin.

Il savait se montrer critique envers les travers de la société, à Lima dans « Un mundo para Julius », dans le Paris de 1968 dans « La vida exagerada de Martín Romaña », mais sans agressivité ni rancœur, juste ce sourire triste que ses amis, nombreux au Pérou, en France et en Espagne, partout où il séjournait, connaissaient bien.

Beaucoup se souviennent de lui à Paris et à Montpellier où il enseigna, à Biarritz où il participait au festival de cinéma, à Tarbes où il a présenté ses œuvres au Mai de Livre.

L’ami de Julio Ramón Ribeyro et de tant d’autres écrivains, le romancier, nouvelliste, essayiste et poète, le créateur de formules et de mots qui rendent unique la saga de sa quête de l’amour, amis et femme aimée, nous a quittés. Il nous laisse une comédie humaine qui, selon la formule latine, critique les usages de son temps par le sourire.