La production du savoir : formes, légitimations, enjeux et rapport au monde — La producción del saber : formas, legitimaciones, retos y relación al mundo Télécharger au format iCal
 
La production du savoir : formes, légitimations, enjeux et rapport au monde
Université de Nice
21 et 22 septembre 2019
Au delà de la connaissance que l’on peut avoir du monde, les chemins que l’on se donne pour parvenir à en constituer une sont fondamentaux : quelles catégories forger pour décrire le réel ? Dans un champ de savoir donné, qu’est-ce qui fait autorité (et donc est reconnu comme légitime) ? Qu’est-ce qui constitue un objet d’étude pertinent ? Qui est l’auteur de l’énonciation du discours savant ? Dans quel but ? Longtemps donnée pour objective, la connaissance est toujours, inévitablement, le produit d’une série de choix, qui sont autant de chemins empruntés au détriment d’autres. L’épistémologie explique le monde, mais contribue aussi forcément à le construire.
Cette tendance apparaît de façon évidente avec l’émergence des principales minorités historiques –celles que l’Histoire a minoré- qu’ont été les femmes, les minorités sexuelles ou les groupes colonisés et, à l’intérieur de ces derniers, les femmes des communautés colonisées. Des civilisations et des cultures dominées par les hommes se sont imposées partout sur la planète. En exerçant un contrôle sur les instances politiques de pouvoir comme sur la production du savoir, les hommes ont installé, à terme, une matrice patriarcale et hétéronormative, qui a longtemps conditionné et reproduit le social en garantissant la permanence des groupes dominants. Elsa Dorlin lui postule en France une émergence concomitante de la matrice de race. Au XVe siècle, une série de changements concomitants se produisent au niveau planétaire, ils conduisent à l’installation de ce que Walter Mignolo qualifie de « matrice coloniale du pouvoir ». Pour de nombreux intellectuels issus de la pensée décoloniale, l’arrivée des Européens en Amérique crée en effet les conditions pour qu’émerge le système capitaliste, de même qu’elle constitue le point de départ de la mise en place d’une « matrice coloniale du pouvoir », qui ne cessera d’être renouvelée par la suite. Dans le récit de la modernité, qui pour Mignolo va de pair avec la logique de la colonialité, l’énonciation du savoir se construit ainsi elle-même comme centre, dans un processus d’invention qui fait des terres et des êtres humains situés hors de sa sphère une extériorité, en les marquant d’une double différence, spatiale et temporelle. C’est à cette opération épistémique que Frantz Fanon fera allusion avec sa célèbre métaphore des « damnés ».
L’épistème décolonial remet ainsi en cause le concept même d’universel, qui se construit dès les XVe-XVIe siècles en se fondant sur la colonisation de l’espace et du temps. Longtemps, ce dernier marquera les esprits et longtemps, malgré les combats menés par les femmes européennes dès le XVIIIe siècle, il restera blanc et masculin. L’implantation de la rhétorique de la modernité va donc de pair avec une logique de la colonialité, qui ne commencera pas à être explicitement nommée avant le XXe siècle, par des intellectuels tels qu’Anibal Quijano ou Frantz Fanon, et par des initiatives institutionnelles telles que la Conférence de Bandung de 1955. L’idée que, dans le cadre du modèle de pouvoir établi par la colonialité, une seule épistémologie a phagocyté la planète s’impose alors dans des secteurs de la société civile, du monde académique et même de la représentation politique. Dans tous ces milieux, l’idéal de pluri-versalité proposé par la pensée décoloniale a aujourd’hui sa place.
L’extrême diversification des discours et des savoirs est aujourd’hui une réalité. La préoccupation décoloniale, dont la question épistémologique est une des facettes, sous-tend les mouvements sociaux dans bien des latitudes du globe. Politiquement, un mouvement vers la pluri-versalité s’amorce ainsi, complexifié par la récupération du discours décolonial, que l’on peut parfois observer au sein de mouvements que seule l’opportunité d’exercer la force à une pareille échelle semble éloigner de l’obtention d’un résultat similaire. Par ailleurs, au sein de la propre matrice européenne/nord-américaine, sur le terrain économique et dans un monde globalisé, le poids des enjeux sous-tendus par la production du savoir se fait de plus en plus visible dans ce monde globalisé. La bataille légale engagée en Europe autour de la pertinence du renouvellement de l’autorisation d’utilisation du glyphosate, qui avait été déclaré probable cancérigène par l’OMS, a été un des derniers événements polémiques à le rendre visible. Ce débat en actualise néanmoins d’autres, qui se tiennent en sourdine depuis plusieurs décennies, notamment dans les domaines économiques ou agroalimentaires. Une partie de la société civile signale de façon récurrente que le peu de représentativité qu’ont certains enseignements dans les organismes officiels de formation, tels que les techniques de l’agriculture biologique ou les théories émanant de l’économie solidaire, constitue de fait un choix d’orientation.
Si, dans bien des domaines, notre monde contemporain avance à différentes vitesses, cela se vérifie également pour ce qui est de la production du savoir. Depuis plusieurs décennies, les pays de la périphérie économique intègrent ainsi à leurs réflexions académiques la question de la place que peut prendre l’épistémologie dans la reproduction du pouvoir en place. De plus, en Europe et aux Etats-Unis, nombre d’instituts indépendants ont émergé des mouvements sociaux et de la société civile, diversifiant l’offre traditionnelle liée à la militance historique et proposant de nouvelles sources alternatives de savoir. Finalement, comme il ne pouvait en être autrement dans le monde globalisé, les grandes entreprises financent aussi bien des organismes de recherche universitaires que des entités de recherche propres. Une très importante diversification dans la production du savoir se met ainsi en place, dans laquelle l’extrême conscience de l’instance énonciatrice semble de plus en plus fondamentale pour un accès à l’information qui soit capable d’envisager au plus près la totalité des possibles.
Quel est le rôle de la recherche institutionnelle dans ce monde presque borgésien où les sentiers bifurquent et se multiplient ? Quel rapport doit-elle entretenir vis-à-vis des organismes de recherche émanant tant de la société civile que du monde de l’entreprise ? Comment aborder la production scientifique et la préoccupation éthique dans un monde où l’imbrication des discours rend de plus en plus évident que l’objectivité est et demeurera un but inaccessible ? Où situer la limite entre l’exercice d’un scepticisme rigoureux et le non questionnement d’une pensée hégémonique ?
Pour aborder ces questions, nous proposons les axes suivants :
  • Quels rapports entre recherche institutionnelle, militante, privée ? Des sphères bien distinctes produisent aujourd’hui du savoir : les institutions, la société civile, le monde de l’entreprise. Souvent, elles possèdent des méthodes et des ressources propres tout en poursuivant des objectifs distincts. Elles entrent même parfois en conflit. Comment s’articule le savoir ainsi produit ? Le lieu de l’énonciation a-t-il une incidence significative dans la production du savoir ? Comment chaque milieu peut-il influer sur les méthodes ? Doit-on faire le deuil de l’idéal de l’objectivité ? Les recherches émanant d’organismes aussi distincts peuvent-elles se nourrir mutuellement pour conduire à de possibles dépassements ?
  • Epistémologie et pouvoir : Dans quelle mesure le pouvoir limite-t-il le champ des possibles ? Quel est le rôle du lieu d’énonciation au XXIe siècle ? Dans quelle mesure façonne-t-il la légitimité du savoir ? Quel rapport entre le savoir et ses institutions ?
  • Quelle est l’incidence de la géopolitique dans la production du savoir ? Bien que s’étant pensée comme telle au XXe, la pensée décoloniale prospère en réalité depuis le XVIe siècle. La conscience qu’elle a d’elle-même a néanmoins permis que, de nos jours, les théories et visions qui en émergent conforment de vrais modèles alternatifs. De quelle manière les équilibres géo-politiques et les traditions épistémiques déterminent-elles les possibilités de leur émergence de par le globe ? Dans quelle mesure les mouvements sociaux la nourrissent-ils ?
L’approche étant avant tout interdisciplinaire, les perspectives émanant des prismes de la philosophie, des sciences techniques, des sciences de la nature et de l’environnement, de la sociologie, de la critique littéraire, de la narratologie, des sciences de la communication, de la médecine ou de la psychologie seront bienvenues.
Les propositions de communications devront parvenir au comité d’organisation à l’adresse au plus tard le 1 décembre 2018.
Les propositions devront comporter le nom et le prénom, le titre, un résumé de la communication d’environ 300 mots et une brève notice biographique.
Les frais d’inscription sont de 40 euros (chercheurs titulaires ; chercheures indépendants) ou 30 euros (doctorants) et seront à régler après l’acceptation de la communication par le comité scientifique.
Les communications feront l’objet d’une publication dans le deuxième volume de la collection Nouveaux Imaginaires lancée en décembre 2017 par notre équipe, sur le modèle de l’épi-collection.
 
Le comité d’organisation.
Sara Calderón, maîtresse de conférence.
Marc Marti, professeur.
Jacques Cabassut, professeur.
Magali Guaresi, docteure.
La producción del saber : formas, legitimaciones, retos y relación al mundo
Universidad de Niza
21 y 22 de septiembre de 2019
 
Más allá del conocimiento que se pueda tener el mundo, los caminos que uno se da para lograr constituirlo son fundamentales : ¿qué categorías forjar para describir lo real? ¿qué se reconoce como autoridad (y por tanto como legitimidad) en un campo de saber dado? ¿qué es lo que constituye un objeto de estudio pertinente? ¿quién es el autor de la enunciación del discurso científico? ¿con qué finalidad? Aunque presentado tradicionalmente como objetivo, el conocimiento es siempre, inevitablemente, el producto de una serie de decisiones, que no son sino caminos transitados en detrimento de otros. La epistemología explica el mundo, pero contribuye también forzosamente a construirlo.
Esta tendencia se hace evidente con la emergencia de las principales minorías históricas –aquellas a las que la Historia ha minorado- que fueron las mujeres, las minorías sexuales o los grupos colonizados y, dentro de estos, las mujeres de las comunidades colonizadas. Civilizaciones y culturas dominadas por los hombres se impusieron en todo el planeta. Al ejercer el control tanto de las instancias políticas de poder como de la producción del saber, los hombres instalaron, en ultima instancia, una matriz patriarcal y heteronormativa, que durante mucho tiempo condicionó y reprodujo lo social, garantizando la permanencia de los grupos dominantes. Elsa Dorlin postula de hecho su emergencia en Francia como concomitante a la de la matriz de raza. En el siglo XV, una serie de cambios concomitantes se producen a nivel planetario, que conducen a la instalación de lo que Walter Mignolo califica de «matriz colonial del poder». Para numerosos intelectuales asociados al pensamiento decolonial, la llegada a América de los europeos crea en efecto las condiciones para que emerja el sistema capitalista, a la vez que constituye el inicio de la elaboración de una «matriz colonial del poder», que no cesará de renovarse después. En el relato de la modernidad, que para Mignolo corre parejo a la lógica de la colonialidad, la enunciación del saber se construye así a sí misma como centro, en un proceso de invención que hace de las tierras y de los seres humanos situados fuera de su esfera una exterioridad, marcándolos con una doble diferencia, espacial y temporal. Frantz Fanon hará alusión a esta operación epistémica, con su célebre metáfora de los « condenados de la tierra ».
La episteme decolonial pone así en tela de juicio el concepto mismo de universalidad, que se construye desde los siglos XV-XVI fundándose en la colonización del espacio y del tiempo. Durante mucho tiempo, este último pesará sobre las mentalidades y durante mucho tiempo, a pesar de los combates llevados a cabo por las mujeres europeas ya desde el siglo XVIII, será blanco y masculino. La implantación de la retórica de la modernidad va pues pareja con una lógica de la colonialidad, que no comenzará a ser explícitamente nombrada como tal antes del siglo XX, por intelectuales como Anibal Quijano o Frantz Fanon, y por iniciativas institucionales como la Conferencia de Bandung de 1955. La idea de que, en el marco de un modelo de poder establecido por la colonialidad, una sola epistemología ha fagocitado el planeta, se impone entonces en sectores de la sociedad civil, del mundo académico e incluso de la representación política. En todos esos medios, el ideal de pluri-versalidad propuesto por el pensamiento decolonial encuentra hoy cabida.
La extrema diversificación de los discursos y de los saberes es hoy día una realidad. La preocupación decolonial, de la cual la cuestión epistemológica constituye una de las facetas, subyace en los movimientos sociales de muchas latitudes del planeta. Políticamente, un movimiento hacia la pluri-versalidad se pone así en marcha, revestido de cierta complejidad por la recuperación del discurso decolonial que puede a veces observarse en el seno de movimientos a los que sólo la oportunidad de ejercer la fuerza a similar escala parece alejar de un resultado similar. Por otra parte, en el seno de la propia matriz europea/norteamericana, en el terreno económico y en un mundo globalizado, el peso de lo que se juega en la producción del saber se hace cada vez más visible en este mundo globalizado. La batalla legal emprendida en Europa en torno a la pertinencia de renovar la autorización de utilización del glifosato, que había sido declarado probable cancerígeno por la OMS, ha sido uno de los últimos acontecimientos polémicos en volverlo visible. Ese debate actualiza sin embargo otros, que se desarrollan de forma velada desde hace varias décadas, por ejemplo en ámbitos como el de la economía o el sector agroalimentario. Una parte de la sociedad civil señala de forma recurrente que la escasa representatividad que tienen algunas enseñanzas en los organismos oficiales de formación, como las técnicas de la agricultura ecológica o las teorías que emanan de la economía solidaria, equivale de hecho a adoptar una orientación.
Si nuestro mundo contemporáneo avanza a distintas velocidades en muchos ámbitos, eso se verifica también en el campo de la producción del saber. Desde hace varias décadas, los países de la periferia económica integran así a sus reflexiones académicas la cuestión del lugar que puede ocupar la epistemología en la reproducción del poder que está en vigor. Además, tanto en Europa como en Estados Unidos, han emergido de los movimientos sociales y de la sociedad civil numerosos institutos independientes que diversifican la tradicional oferta vinculada a la militancia histórica, proponiendo nuevas fuentes alternativas de saber. Finalmente, como no podía ser de otra manera en un mundo globalizado, las grandes empresas financian tanto organismos de investigación universitaria como sus propias entidades de investigación. Una importante diversificación en la producción del saber se pone así en marcha, en la cual la extrema conciencia de la instancia enunciadora parece cada vez más fundamental para obtener un acceso a la información que sea capaz de contemplar en la más justa medida la totalidad de los posibles.
¿Cuál es el papel de la investigación institucional en ese mundo casi borgiano en el que los senderos bifurcan y se multiplican? ¿Qué relación debe mantener con los organismos de investigación que emanan tanto de la sociedad civil como del mundo de la empresa? ¿Cómo abordar la producción científica y la preocupación ética en un mundo en el que la imbricación de discursos vuelve cada vez más evidente que lo objetivo es y seguirá siendo un imposible fin? ¿Dónde situar el límite entre el ejercicio de un escepticismo riguroso y el no cuestionamiento del pensamiento hegemónico?
Para abordar esas cuestiones, proponemos los siguientes ejes :
 
  • ¿Qué relaciones se establecen entre investigación institucional, militante y privada? Esferas bien diferenciadas producen, hoy por hoy, un saber : las instituciones, la sociedad civil, el mundo de la empresa. A menudo, poseen métodos, recursos y objetivos diferenciados. Entran incluso a veces en conflicto. ¿Cómo se articula el saber así producido? ¿Tiene el lugar de enunciación una incidencia significativa en la producción del saber? ¿Cómo cada medio puede influir en sus métodos? ¿Debemos renunciar a la idea de objetividad? ¿Pueden las investigaciones que emanan de organismos tan diferentes nutrirse mutuamente para abrir la posibilidad de franquear diferendos?
  • Epistemología y poder. ¿En qué medida limita el poder el campo de los posibles? ¿Cuál es el papel del lugar de enunciación en el siglo XXI? ¿En qué medida determina la legitimidad del saber? ¿Qué relación se establece entre el saber y sus instituciones?
  • ¿Qué incidencia tiene la geopolítica en la producción del saber? Aunque se pensó a sí mismo como tal en el siglo XX, el pensamiento decolonial prospera en realidad desde el siglo XVI. La conciencia que ha adquirido de él mismo ha permitido no obstante que hoy en día las teorías y visiones que emergen de él conformen auténticos modelos alternativos. ¿De qué manera los equilibrios geopolíticos y las tradiciones epistémicas determinan las posibilidades de su emergencia en el planeta? ¿En qué medida los movimientos sociales contribuyen a alimentarla?
 
Puesto que el enfoque es ante todo interdisciplinario, las perspectivas que emanan de prismas de la filosofía, las ciencias técnicas, las ciencias de la naturaleza y del medio ambiente, de la sociología, de la crítica literaria, de la narratología, de las ciencias de la comunicación, de la medicina o de la psicología son bienvenidas.
 
Las propuestas para realizar una ponencia serán dirigidas al comité de organización a la dirección hasta el 1 de diciembre de 2018.
 
Las propuestas tendrán que precisar el nombre y apellido del ponente, el título de la ponencia, un resumen de unas 300 palabras de la misma y una breve noticia biográfica.
 
Los gastos de inscripción son de 40 euros (investigadores titulares ; investigadores independientes) o de 30 euros (doctorandos) y se abonarán después de que la propuesta sea aceptada por el comité científico.
 
Las ponencias darán lugar a la publicación de un artículo en el segundo volumen de la colección Nuevos Imaginarios, lanza en diciembre de 2017 por nuestro equipo, sobre el modelo de la épi-collection.
 
El comité de organización
 
Sara Calderón, profesora titular.
Marc Marti, catedrático.
Jacques Cabassut, catedrático.
Magali Guaresi, doctora.
Bibliographie indicative :
AMORIN, M., Raconter, Démontrer, ... Survivre, Ramonville Saint Agne, Erès, 2007.
ARENDT, A. Qu’est-ce que la politique ? Paris, Seuil, l’ordre philosophique, Tr, Fr 2014, (2005).
BOURDIEU, Pierre, "Pour un savoir engagé", Le Monde Diplomatique, 557, 2002, 3.
BOURGUIGNON-ROUGIER, Claude, COLIN, Philippe, GROSFOGUEL Ramón, Penser l’envers obscur de la modernité - Une anthologie de la pensée décoloniale latino-américaine, Limoges, Pulim, 2014.
BUTLER, Judith,
  • Défaire le genre, traduit de l’anglais (EU) par Maxime Cervulle, Paris, Amsterdam, 2006.
  • Vies précaires. Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001, traduction Jérôme Rosanvallon, Jérôme Vidal, Paris, éd. Amsterdam, 2005.
CASTRO-GOMEZ, S. y GROSFOGUEL, R. (eds.), El giro decolonial. Reflexiones para una diversidad epistémica más allá del capitalismo global. Bogotá, Iesco-Pensar-Siglo del Hombre Editores, 2007.
DORLIN, ELSA, La Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française, Paris, La Découverte, 2008.
DUSSEL, Enrique, Filosofía de la liberación, Mexico, FCE, 2011.
FOUCAULT, Michel,
  • L’ordre du discours, Paris, Gallimard, 1971.
  • L’archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969.
  • Leçons sur la volonté de savoir. Paris : Seuil, Gallimard, 2011, (1970-71).
HALL, Stuart, Politique des différences, Paris, éd. Amsterdam, 2013.
 
LACAN, Jacques,
  • Le Séminaire Livre XVII, L’envers de la psychanalyse. Paris : Editions du Seuil, Le Champ Freudien, 1991, (1969-1970).
LEGENDRE, P. Ce que l’occident ne voit pas de l’Occident/ Conférences au Japon. Paris : Arthème-Fayard, Summulae-Mille et une nuits, Coll. Les quarante piliers dirigée par P. Legendre. Paris, Editions Syllepse, 47-55 et 57-66, 2004.
LANDER, Edgardo (dir.) La colonialidad del saber : eurocentrismo y ciencias sociales : Perspectivas Latinoamericanas, Buenos Aires : CLACSO, Consejo Latinoamericano de Ciencias Sociales, http://bibliotecavirtual.clacso.org.ar/ar/libros/lander/lander.html
HARAWAY, Donna, Cyborg Manifeste, Manifeste Cyborg, Paris, Exils, 2007.
MIGNOLO, Walter, La désobéissance épistémique. Rhétorique de la modernité, logique de la colonialité et grammaire de la décolonialité. Trad Yasmine Jouhari et Marc Maesschalck, Bruxelles, PIE Peter Lang, 2015.
QUIJANO, Anibal
  • « Colonialidad y modernidad/racionalidad », en Los conquistados. 1492 y la población indígena de las Américas, H. Bonilla, (Comp.), Quito : Tercer Mundo‐Libri Mundi editores, 1992.
  • « Colonialidad del poder y clasificación social », Journal of world-systems research, vi, 2, Summer/Fall, 2000, p. 343. http://cisoupr.net/documents/jwsr-v6n2-quijano.pdf
  • Colonialidad del Poder, Globalización y Democracia, en VVAA Tendencias Básicas de Nuestra Época : Globalización y democracia . Instituto de Estudios Diplomáticos e Internacionales Pedro Gual, Caracas, 2001, pp. 25-61.
     
SAURET, M-J. (2005). Psychanalyse et politique. Toulouse, Presses Universitaires du Mirail – Psychanalyse &.
 
SOUSA SANTOS, Boaventura de, Renovar a teoria crítica e reinventar a emancipação social, São Paulo, Boitempo Editorial, 2007.

SOUSA SANTOS, Boaventura de, 2014, Epistemologies of the South. Justice against Epistemicide, Boulder/London, Paradigm Publishers.WITTIG, Monique, La pensée straight, Paris, Ed. Amsterdam, 1992.
Lieu université de Nice
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